Revenir à l'accueilNotre répartoire de liens
Tout savoir sur le comitéLes conférences de l'annéeSorties et voyagesLes films réalisés par les membres du comité
Info importante :
LES COURS D'ITALIEN DE NOTRE COMITE SONT SUSPENDU JUSQU'A NOUVEL ORDRE SUR AVIS DE NOTRE SIEGE CENTRAL DE ROME, COMPTE TENU QUE NOUS N'AVONS PAS L'HABILITATION A DELIVRER LE DIPLOME P.L.I.D.A OBLIGATOIRE EN FIN DE CYCLE. NOUS VOUS TIENDRONS INFORMES DU DEVENIR DE CES COURS. MERCI DE VOTRE COMPREHENSION.

Actualités 2020-2021

LIVRES
« La disparition de Majorama » (La scomparsa di Majorana)
Leonardo Sciascia, Trad. Mario Fusco
Saturne


Deux textes tout à fait caractéristiques de la manière de ce grand écrivain sicilien. Sciascia est un maître de l’énigme, mais les problèmes qu’il dénoue débouchent toujours, au-delà du pittoresque et de l’humour, sur une réflexion politique, voire métaphysique. La Disparition de Majorana évoque un fait réel survenu en 1938 en Italie pendant le fascisme : un jeune savant sicilien, particulièrement doué, très avancé dans des recherches de physique nucléaire, disparaît mystérieusement. La police conclut au suicide. Sciascia reprend toutes les données de l’affaire et conduit le lecteur vers une autre hypothèse extrêmement troublante. Les Poignardeurs ont aussi une base historique précise. En 1862, à Palerme, treize crimes sont commis dans la même nuit en différents points de la ville… La police arrête les meurtriers, mais les raisons du massacre demeurent inconnues. Sciascia reprend l’enquête sur cette « stratégie de la terreur » inaugurée il y a plus d’un siècle et toujours profondément enracinée dans la réalité sicilienne aujourd’hui.

Allia, 128 p., 9,10 €


« Avant le repos » (Prima della quiete)
Elena Gianini Belotti, trad. Christine Lau
Saturne

Une tragédie italienne. C’est sur les traces d’Italia Donati, jeune institutrice née en 1863 dans une famille paysanne de Toscane, que part l’écrivaine et sociologue italienne Elena Gianini Belotti. Après l’essai ‘Du côté des petites filles’ (Des femmes, 1974), elle poursuit son combat contre tout ce qui enferme et conditionne, racontant ici la destinée tragique d’une femme qui pensait échapper à la pauvreté par l’éducation. Victime de sa beauté, harcelée par le maire du village, persécutée par des rumeurs mensongères la voici confrontée aux travers d’une société patriarcale et obscurantiste. Elle finira par se suicider, seule manière de laver sa réputation. Dans un style réaliste, presque documentaire, Belotti décrit un royaume d’Italie naissant où, dans les campagnes encore analphabètes, « l’instruction devait apparaître comme un luxe inconcevable, une ambition coupable qui ne provoquait que le blâme. Et sous le blâme couvait la jalousie ». F. Courriol-Seita


Do, 272 p., 21 €

« Quatre amours » (Da Soli)
Cristina Comencini, trad. Dominique Vittoz
Saturne

Une nouvelle fois, dans Quatre amours, Cristina Comencini évoque le temps qui passe, l’âge qui engourdit les désirs et les sentiments, l’ennui qui vient à petits pas ou l’envie de liberté. Mais ce nouveau roman décrit surtout un chemin vers la solitude. Celui qu’empruntent Marta et Andrea, Laura et Piero. Deux couples. Quatre amis inséparables qui ont partagé chaque moment clef de leur vie : rencontre, mariage, enfants. Quand, à l’approche de la soixantaine, leurs mariages respectifs volent en éclats au même moment, c’est la sidération. Il y a d’abord Marta qui décide de partir, sans raison véritable, si ce n’est cette envie irrépressible d’être enfin seule. Puis c’est au tour de Piero, mari chroniquement infidèle, de quitter Laura, son épouse dévouée, sous prétexte qu’il ne se sent plus aimé. Comment vit-on la séparation après vingt-cinq ans de vie commune ? Que reste-t-il de toutes ces années passées ensemble ? Comment apprivoiser et profiter de cette solitude nouvelle ? Cristina Comencini donne à chacun la parole pour mieux explorer les contradictions de l’amour, les faiblesses des uns et les failles des autres. Son roman pourrait glisser vers la bluette s’il n’y avait ce regard singulier, à la fois romanesque et sociologique qu’elle porte sur l’irrésistible désir d’aimer et d’être aimé – même si « personne ne sait plus vraiment ce que cela signifie »

Stock, 20 €

« Adieu fantômes » (Addio fantasmi)
Nadia Terranova, trad. Romane Lafore
Saturne

Messine est la ville natale d’Ida. Elle y revient aider sa mère à faire du tri dans l’appartement où elle a vécu toute son enfance et où commencent des travaux sur le toit-terrasse. Elle a trente-six ans ; une vie à Rome ; un mari, mais le passé a choisi ce moment pour ressurgir : vingt-trois ans après la disparition de son père, vingt-trois ans après ce matin où un homme rongé par la dépression a quitté le domicile familial sans rien laisser derrière lui, vingt-trois ans après que son corps s’est évaporé dans la nature, que son nom est devenu tabou, que son souvenir s’est mis à hanter les murs sous forme de taches d’humidité. Seule face aux fantômes de la maison, Ida devra trouver le moyen de rompre le sortilège pour qu’enfin son père puisse quitter la scène.
Entre les souvenirs de jeunesse d’Ida et son récit d’adulte se tisse un roman d’une grande sensibilité, sombre et introspectif. Nadia Terranova, par la finesse de son observation des liens familiaux dans une maison frappée par le drame, fait apparaître le bonheur des choses simples.

Quai Voltaire, 240 p., 22,40 €


EXPOSITION

Paris : « Le corps et l’âme. De Donatello à Michel-Ange, sculptures de la Renaissance italienne »
Au Louvre jusqu’au 18 janvier
Saturne

La présentation de ce vaste corpus de sculptures de la Renaissance italienne est très attendue. C’est donc finalement à l’automne que le musée fera découvrir ce sublime printemps des formes, incarné par les sculpteurs de la seconde moitié du Quattrocento et le début du Cinquecento. A commencer par ses héros, le gracieux Donatello et le puissant Michel-Ange, mais aussi par ses seconds ciseaux bien moins connus, issus des régions du Nord : Milan avec Solari et Bambaï, Venise avec Tullio Lombardo, Bologne avec Guido Mazzoni ou encore Sienne par Francesco di Giorgio Martini et Padoue avec Riccio. Du modèle antique jusqu’à l’apogée, une magnifique histoire de la sculpture.

 
CONFERENCES


Centre Universitaire Méditerranéen
65, promenade des Anglais à Nice.
Tel 04 97 13 46 10
www.cum-nice.org cum@ville-nice.fr

Mardi 6 octobre à 16 h : « Véronèse, une fête pour l’œil »

Cédric Michon, professeur d’Histoire Moderne à l’Université Rennes 2, directeur des Presses Universitaires de Rennes
Cette conférence entend montrer comment Véronèse, par la fermeté de son dessin, sa science de la perspective, et la luminosité solaire de couleurs resplendissantes est un précipité d’intelligence picturale mise au service du faste et de la gloire de Venise.

Mardi 18 novembre à 16 h : « Le mythe romantique du voyage en Italie au XIXè siècle »

Geneviève Winter, agrégée de lettres, inspecteur d’académie, présidente de l’Alliance Française de Nice (2012-2017)
L’Europe de la Méditerranée doit une partie de son identité culturelle à la tradition du « Voyage en Italie » qui naît en Angleterre au XVIè siècle et devient rapidement un rite de formation pour la jeunesse européenne et un loisir pour un public curieux et avide de voyages, en France notamment…


Formulaires à imprimer (format PDF) : adhésion à l'association

Société Dante Alighieri
• Madame ADDA • Villa Schneider D • 76, Av. Maréchal Juin 06400 CANNES
Téléphone : 06 07 08 30 60 • Email : adda.andree@free.fr

Association soutenue par la Ville de Cannes